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 PANORAMA INTIME D’ UN SAINT SANCTUAIRE

 

Un véritable Maître de Sagesse, de Paix et de Gentillesse parle au monde.

 

Extraits

Un Saint Sanctuaire n’est pas un dernier refuge pour ceux qui fuyent épeurés des problèmes et des complexités de la vie. Fuir, ce n’est pas renoncer à ce que l’on est. Les grands problèmes doivent de résoudre sur place. On va au Saint Sanctuaire Spirituel uniquement pour nobles desseins et en toute spontanéité, dans le but d’y accomplir un devoir ou de remplir une tâche. Là, par l’action dévouée, on se rachète et métamorphose. On se purifie vraiment en renonçant aux vanités du monde et aux immondices des êtres humains encore peu humanisés.”

Un chemin entrepris, c’est toujours mieux que de n’en avoir aucun. Mais il faut savoir choisir, sans se laisser entraîner par d’autres personnes.

Un mensonge peut-être un venin ou une trahison, quand ce n’est pas un poignard de fanatique ou d’idiot. Mentir, n’est-ce pas se trahir soi-même avant-tout?

*** Je regarde en silence les beaux jours qui passent, mais sans cesser d’admirer ce qu’ils apportent de bon et de merveilleux. Le hideux et les méchancetés des gens à infra conscience je ne les vois pas, ou alors je les écarte tout en bénissant ceux qui cherchent à triompher ces vilénies de ce monde.

*** Il faut aider les gens à vivre, mais pas les asservir ou les convertir en satellites et servants : Surtout, il faut les aider à se libérer de tout ce qui pourrait être en eux motif d’ignominie, comme l’ignorance, les vices et les mauvaises pensées.

*** Pourquoi se faire du tort ou du mal les uns les autres? Cela est peut-être admissible parmi les bêtes fauves, mais les être chéris et intelligents, c’est différent. Ils ont des atouts grandioses. Pourquoi donc se comporter comme des fous ou des sauvages?

*** Ne vous prêtez pas comme réceptacle ou dépôt de mauvaises pensées. Si vous admettez chez vous de la cochonnerie ou de la veulerie et de la méchanceté, vous aurez à en subir les conséquences, et alors vous serez responsable de vos propres malheurs. C’est une bien grande disgrâce que l’on ne puisse traiter les gens en enfants, en les nettoyant avant de les admettre chez soi ou dans notre cœur. Il faut tout de même bien comprendre qu’un Saint Sanctuaire n’est pas un endroit où la pourriture du monde puisse s’héberger à volonté.

*** Les gens, comme les arbres, portent leurs propres fruits. La grande différence, entre les deux, néanmoins, c’est que les arbres parfument agréablement l’air ambiant, tandis que les mauvaises gens empestent terriblement même à la simple vue.

*** Quand on commence à mettre un prix aux choses, on devient matériellement intéressé. Quand on ne regarde plus que les prix, on n’est plus soi-même, mais plutôt un esclave de tous les marchandages possibles.

*** Quel gâchis que ce monde depuis que des organisations et des individus cultivent le caprice de se proclamer SUPREME AUTORITÉ, PUISSANCE DIVINE, MANDAT CÉLESTE, UNIQUE, PARFAIT, INCOMPARABLE ou quelque chose de ce genre. Vraiment l’humanité en a perdu et la paix et le bon sens. Les vaincus doivent se soumettre ou être éliminés. Les faibles préfèrent se laisser dominer, et enfin les insoumis sont traités de fous, hérétiques ou antisociaux. Alors, quand ce ne sont pas des guerres, ce sont des inquisitions, des troubles (pogroms), des razzias de zigouillade. Quelle folie que cette joute pour la prééminence et la gloire par le sang et le feu. D’aucuns n’en pensent pas moins, mais ils ne savent pas l’exprimer ou ils n’ont pas le droit de le dire.

*** Un beau et gentil disciple vient de me dire qu’elle veut retourner dans le monde, loin de moi. L’irraisonnable est toujours possible, mais il y a beaucoup de gens qui préfèrent apprendre à vivre par les voies déviées ou par les pires épreuves et la douleur. La liberté a son prix, même pour le cœur. Le pire, c’est de ne pas se rendre compte qu’on est libre quand on l’est, et après ne savoir que faire avec cette liberté. Peut-être que les gens s’ennuyant même de vivre en profondeur, et alors elles fuyent dans les largeurs incongrues qui éloignent de notre épicentre de condensé exclusivement spirituel. Mais la tragédie plus grave, c’est que même dans ces immensités du monde les débridés parviennent à se lasser ou à s’en dégoûter tôt ou tard, même plus tôt que tard.

*** Un prêtre m’a dit un jour qu’il voulait devenir mon Disciple le plus fervent et fidèle. Je lui ai bien souligné que je me conformerais s’il devenait tout simplement et uniquement un bon disciple. Il est mort 17 ans plus tard, non sans m’avoir imploré pour que je lui dise s’il avait été un vrai Disciple. Je lui ai répondu que ma présence était ma meilleure réponse.

*** En matière d’hospitalité il y a bien des points de vue. Un jour j’ai donné l’hospitalité à quelqu’un pour lui faciliter son mariage. En réalité il démontra être un parfait goujat : Il ne se maria pas, et enfin il se rit à cœur joie de ma personne et de mes enseignements. Pour lui, la fraternité consiste à profiter du bon cœur des gens. Voilà comment trop de gens, hélas, comprennent la fraternité et abusent de l’hospitalité. Pour en finir, ce galant français de la dernière heure me traite de je ne sais trop quoi et même d’ingrat et d’inhospitalier. Il faut en voir des insanités dans ce monde.

*** Les journaux du jour parlent du cas Ben Barka, de l’odieuse odyssée du cadavre d’Eva Perón, des grillades de gens au Vietnam, enfin des duretés de la vie en Rhodésie qui ne trouve rien de mieux que la “perdurabilité” du néfaste colonialisme. Tout cela entremêlé de beaux discours de Sa Sainteté le Pape qui réclame la Pais, de Johnson qui veut la Paix, des Chinois qui exigent la Paix, de Fidel Castro qui voudrait qu’on lui fiche la Paix, des Santodomingains qui développent une hantise pour la révolte, etc., etc. Quel beau monde. Mais personne ne fait la Paix, ni donne la Liberté, ni garantit la Justice au reste du monde. Parfois je me demande si je ne vis pas mal syntonisé à un autre monde, ou à ce qu’on pourrait bien appeler l’Enfer. Peut-être un jour les hommes apprendront-ils à vivre décemment et non comme des bêtes fauves qui ne savent pas mieux que d’agir comme des êtres abintelligents

*** Une Disciple vient de m’injurier. C’est son premier grave écart de dignité chez elle. Je la pardonne de m’avoir ainsi offensé, et elle s’excuse. Je lui ai dit que dans la vie, le grave c’est de commencer avec le mauvais pour en finir dévoré par celui-ci. A quoi valent les pleurs du moment si des années d’éducation constante n’ont pas empêché ce cher être de s’éloigner de la droiture qui honore, élève et épure ?

*** Pourquoi les gens doivent-ils se révolter contre les duretés de la vie en s’adonnant aux vices, à la drogue ou à l’alcool ? Ne serait-ce pas plus intelligent de consulter sa propre conscience? Mais voilà, trop souvent les âmes souffrantes confondent la conscience avec leurs rêves ou avec les appétits de leur bas ventre. La vraie conscience est logée bien plus haut dans notre être, dans les hauteurs de l’esprit.